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Domaine San Martinu : quand le projet commence à prendre forme

28 sept.
4 min de lecture

À Rapale, dans le Nebbiu, le Domaine San Martinu quitte peu à peu les plans et les dessins pour devenir un lieu bien réel. À quelques mois de son ouverture prévue en avril 2027, les murs s’élèvent, les volumes apparaissent et l’esprit du Domaine commence à se révéler.



Il y a encore quelques mois, San Martinu était surtout fait de plans, de dessins et d’imagination.

Il fallait regarder une parcelle, quelques lignes tracées sur un écran et des images d’architecte pour tenter de se représenter ce qui, un jour, prendrait place ici.

Aujourd’hui, tout a changé.

Les murs sont là. Les volumes apparaissent. Les ouvertures cadrent déjà le paysage. Et lorsque l’on traverse le chantier, il devient possible, pour la première fois, d’imaginer la vie qui prendra place derrière ces pierres.

San Martinu commence à prendre forme.


Un projet qui devait appartenir à son paysage

Dès le départ, nous avions une conviction : nous ne voulions pas construire ici un lieu que l’on aurait pu imaginer ailleurs.

San Martinu devait appartenir à Rapale, au Nebbiu et à cette Corse que nous aimons.

Le terrain, sa végétation, la pierre, la lumière, les montagnes au loin, les changements de couleurs au fil de la journée… tout cela ne devait pas simplement constituer le décor du Domaine.

Cela devait en faire partie.

C’est cette idée qui a guidé les premiers choix architecturaux : plutôt qu’un bâtiment unique et imposant, San Martinu a été imaginé comme un ensemble de volumes fragmentés, reliés par des passages, des cheminements et des espaces ouverts.

Une architecture qui accompagne le terrain plutôt qu’elle ne cherche à le dominer.


De simples traits deviennent des murs

Un chantier possède quelque chose d’assez particulier.

Pendant longtemps, il faut beaucoup d’imagination.

Puis arrive un moment où les choses deviennent évidentes.

Un mur dessine une chambre. Une ouverture devient une fenêtre. Un passage révèle soudain une perspective que l’on n’avait jusque-là observée que sur un plan.

Et certaines vues que nous avions imaginées apparaissent exactement là où elles devaient être.

C’est probablement l’une des étapes les plus enthousiasmantes du projet.

Parce que derrière le béton, la pierre, les échafaudages et les engins de chantier, on commence déjà à voir autre chose.

On commence à voir San Martinu.



Faire entrer le paysage à l’intérieur

Lorsque l’on bénéficie d’un environnement comme celui du Nebbiu, le plus difficile est peut-être de savoir s’effacer.

Nous avons donc cherché à multiplier les relations entre l’intérieur et l’extérieur.

Des ouvertures qui cadrent le paysage. Des terrasses qui prolongent les espaces de vie. Des passages où l’air et la lumière circulent. Des espaces extérieurs qui ne soient pas simplement ajoutés au bâtiment, mais véritablement intégrés à la manière dont on vivra le Domaine.

La végétation aura elle aussi une place essentielle.

Elle accompagnera l’architecture, retrouvera les essences et les couleurs du paysage méditerranéen et participera, avec le temps, à fondre davantage encore les constructions dans leur environnement.

L’objectif n’est pas que l’on arrive à San Martinu en pensant d’abord à son architecture.

Nous préférerions que l’on se souvienne d’une lumière, d’un parfum, d’une vue, d’un silence ou simplement de la sensation d’être bien.



Derrière les murs, imaginer déjà les premiers matins

C’est probablement là que notre regard sur le chantier a le plus changé ces derniers mois.

Nous ne voyons plus seulement des pièces.

Nous commençons à imaginer des moments.

Un premier café pris dehors le matin.

Une fenêtre ouverte sur une journée qui commence.

Un retour de plage en fin d’après-midi.

Quelques heures passées à ne rien faire.

Un verre lorsque la lumière descend sur les montagnes.

Un dîner qui se prolonge un peu plus que prévu.

Et puis ce luxe devenu finalement assez rare : avoir du temps.

San Martinu est pensé comme une résidence para-hôtelière avec des services hôteliers, mais derrière cette définition se trouve une ambition beaucoup plus simple : créer un lieu où l’on puisse se sentir libre, tout en retrouvant l’attention et les services que l’on attend d’un séjour à l’hôtel. 


La Corse à quelques pas… et le calme en rentrant

Dans notre premier article, nous vous emmenions découvrir les villages du Nebbiu et tout ce que l’on pourra faire autour du Domaine.

Et c’est justement l’un des plaisirs que nous imaginons pour San Martinu.

Partir le matin vers Saint-Florent. Prendre la direction des Agriates. Découvrir un village. S’arrêter chez un producteur. Déjeuner quelque part sans avoir vraiment prévu de le faire.

Puis revenir.

Retrouver Rapale, le calme et le Domaine.

Nous aimons cette idée que San Martinu puisse être à la fois un point de départ pour découvrir la Haute-Corse et un endroit où l’on ait parfois simplement envie de rester.


Un projet construit à plusieurs

San Martinu n’est évidemment pas l’histoire d’une seule personne.

Depuis les premières esquisses, architectes, entreprises, artisans et partenaires apportent chacun une partie de leur savoir-faire au projet.

Certaines rencontres ont d’ailleurs influencé San Martinu bien davantage que nous ne l’aurions imaginé au départ.

C’est notamment le cas de notre rencontre avec Joseph et l’équipe de Studio Battistelli Architecture.

Joseph est architecte, mais il est aussi enfant de Rapale. Cette connaissance intime du lieu et sa manière de regarder le paysage ont immédiatement fait écho à ce que nous souhaitions créer.

La pierre. La végétation. La lumière.

Des éléments simples qui sont progressivement devenus le fil conducteur du projet.

C’est aussi pour cela que nous avons commencé à raconter, sur nos réseaux sociaux, l’histoire de « Ceux qui font San Martinu ».

Parce qu’un lieu comme celui-ci se construit aussi grâce aux femmes et aux hommes qui participent à sa naissance. 



Et maintenant ?

Il reste encore beaucoup à faire.

Les prochains mois verront le chantier changer de visage. Les espaces vont se fermer, les matières apparaître, la végétation prendre place, puis viendront le mobilier, les chambres et tous ces détails qui, séparément, peuvent sembler insignifiants mais qui, ensemble, donneront au Domaine sa personnalité.

Nous allons continuer à partager ces étapes.

Pas uniquement pour montrer l’avancement des travaux, mais parce que nous trouvons intéressant de raconter comment naît un lieu avant même que ses premières portes ne s’ouvrent.

Et puis viendra le moment où les engins quitteront le Domaine.

Où les derniers outils seront rangés.

Où, pour la première fois, San Martinu ne sera plus un chantier.

Mais un lieu prêt à vous accueillir.



Rendez-vous en avril 2027.

 
 
 

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